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le fil rouge des dérives

Le paradoxe du régime de Wade, c’est d’abord la convergence impossible entre une volonté certaine d’entrer dans l’histoire positive du Sénégal et, dans l’action, une absence totale d’organisation et de méthode..

Quant à l’homme, il avait certainement des intentions louables mais mal servies par son cynisme et son autoritarisme qui l’empêchaient de tirer un meilleur parti de la qualité des ceux qui gravitaient autour de lui et qui, ayant pris sa mesure et conscients qu’il n’en faisait qu’à sa tête, avaient froidement décidé de profiter de la situation pour s’enrichir et pour grignoter des parcelles de pouvoir et de notoriété.

Il y aurait ainsi, chez lui, comme qui dirait, les deux faces de Janus.

 

Il y avait le nationaliste intransigeant en retard d’une trentaine d’années dans la conquête du pouvoir pour enfin réaliser, pêle-mêle, ses idées, ses rêves et ses fantasmes. Avec un tel handicap, il n’avait plus de temps à perdre et il s’est plongé, tête baissée à réaliser toutes les idées qui fourmillaient et bouillonnaient en lui. C’est un homme pressé, non par tempérament mais par nécessité car élu à 74 ans, pour 7 ans et dans le meilleur des cas pour 2 mandats, il savait que le temps lui était compté. Son agenda d’homme pressé l’a entrainé dans une sorte de démiurgie effrénée qui l’a mené tout droit vers la catastrophe. Pourtant Wade n’avait, à aucun moment, manqué de Lucidité et avait trouvé en Idrissa ‘’le jardinier qui pouvait biner son champ et, le moment venu, en assurer l’héritage.

Sans entrer dans les circonstances de leur séparation, il est clair qu’à un moment donné Wade a changé de plan et a sérieusement envisagé faire de son fils son dauphin. Et c’est peut-être ce casting qui a infléchi le cours de son destin et de ses desseins. Tous les actes qu’il posés à partir de ce moment ont participé à conforter ce plan, avec une obstination qui a frisé, par moments, l’obsession et le délire. Un tel aveuglement finira par le perdre et par changer le cours de la vie de son fils.

Il y a,  en miroir brisé, l’autre Wade, obnubilé par le pouvoir, véritable despote au pouvoir sans partage et sans limites assignables. Wade ne gouverne pas, il règne. Il entretient en lui tous les excès, toutes les fantaisies.

 

 

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